Cuisine

(Cuisine) Ma 1e expérience de batch cooking

Coucou !

Je profite de cette semaine de rentrée (en France parce qu’en Suisse, c’est déjà le cas depuis au moins 2 semaines) pour vous parler de l’une de mes bonnes résolutions organisationnelles de septembre.

Septembre correspond toujours plus ou moins chez moi à une période où j’aspire à une organisation plus fluide, où j’essaie de mettre en place de nouvelles choses pour me simplifier la vie. Cette année, cet ensemble de bonnes résolutions concerne d’avantage l’organisation de la vie quotidienne (et non les loisirs ou le travail) qui va être bouleversée très très prochainement par l’arrivée de notre petit deuxième.

Je m’écarte donc aujourd’hui quelque peu de la ligne éditoriale de ce blog pour vous parler de cuisine, ou plus précisément du dernier phénomène qui fait fureur sur Instagram : le batch cooking (et non le cooking batching comme je l’ai écrit dans mes posts sur le sujet – oups !). J’avoue que je n’aurais jamais pensé publier un tel article ici si les retours, questions, remarques n’avaient pas été si importants lors de la publication de mon post sur le livre En 2h, je cuisine pour toute la semaine » de Caroline Pessin. Vous aviez l’air vraiment très très intéressé.e.s par le sujet et d’avoir mon retour par rapport au bouquin et à mes premières semaines d’expérience. Le blog m’a semblé être le cadre adéquat pour vous raconter tout cela, car on est toujours un peu limité sur Instagram et je n’ai pas du tout envie de tourner une vidéo pour le moment (voilà, c’est dit !). 

Le batch cooking, c’est quoi ? 

Avant de rentrer dans le vif du sujet et parce que la question est souvent revenue dans les messages que j’ai pu recevoir, le batch cooking, c’est le fait de cuisiner en lots, en fournées. De mon côté, j’ai appris le mot « batch » en regardant Breaking Bad en VO. Walter prononce ce mot au moins 10 fois par épisode en parlant de ces prochaines fournées de meth… On a les références qu’on peut, hein 😉

Dans la cuisine (et non dans un camping car tout pourri), il s’agit tout simplement de préparer un certain nombre d’ingrédients / repas en amont, généralement le week-end, pour de futurs repas de la semaine pour gagner du temps, de l’énergie et s’épargner un peu de charge mentale. 

Le livre qui m’a permis de me lancer : “En 2h, je cuisine pour toute la semaine”

Toujours à la recherche d’un moyen d’éviter la sempiternelle question « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » ou de gagner du temps dans la tranche horaire assez touchy de 18h-20h chez les jeunes parents, j’avais déjà essayé de me lancer plusieurs fois dans cette démarche. Quand je fais un plat de viande ou des soupes, j’essaie de préparer des portions plus conséquentes, de les congeler et de consommer plus tard. Je le fais toujours mais j’ai un peu tendance à les oublier au fond du congélo… Hum-Hum. J’ai aussi essayé de cuire des céréales (lentilles, quinoa, etc.) le weekend pour les repas de la semaine. Mais finalement, sans vrai menu, cela n’a jamais tenu dans le temps.

J’aurais pu essayer de faire les menus de la semaine en amont mais comme je ne suis pas encore la ménagère du siècle et que mon organisation n’est aujourd’hui pas optimale, je n’ai jamais réussi à passer le cap. Et puis, pour moi, écrire les menus à l’avance, c’est un peu comme préparer ses vêtements du lendemain la veille au soir  : ça me déprime. Un vieux truc d’ado rebelle à la con dont j’ai du mal à me défaire à presque 40 ans… Alors qu’en vrai on finit toujours par manger plus ou moins la même chose (ou à s’habiller plus ou moins de la même façon – où sont la folie et la spontanéité dans tout ça ?). Bref. Les habitudes, quoi.

Cependant, avec un enfant en bas âge et un deuxième imminent, j’avoue que je n’ai plus trop le choix que de m’organiser un peu mieux. Pour optimiser le temps ou ne serait-ce que pour la préservation de ma santé mentale et celle de la maisonnée en général…

Quand mes instacopines Elodie et Marion ont commencé à me parler cet été de ce bouquin à la promesse alléchante, j’ai décidé de retenter l’expérience et je me suis procuré le fameux livre « En 2h, je cuisine pour toute la semaine » de Caroline Pessin.

Le concept proposé par le livre : je passe max 2h en cuisine le samedi et le dimanche et je prépare un maximum des 5 dîners de la semaine, du lundi ou vendredi.

Les plus :

  • Très beau livre au graphisme contemporain, aéré et abondamment illustré avec des photos « recap » de ce qui doit être préparé à l’issue du batching et des photos des recettes finalisées.
  • Le bouquin est composé de 4 menus différents pour chaque saison (soit 16 menus et 80 repas au total), ce qui permet de privilégier des produits frais et de saison et de varier pas mal sur un mois, avant de recommencer pour les 2 autres mois de la saison… 
  • Des conseils de conservation des différents aliments achetés frais et préparés à l’avance. C’est toujours LE point qui m’a retenu pour le lancer dans ce type d’expérience. La peur de jeter au final car aliments mal conservés. Là, tout est consigné sur une page. Je pense à m’en faire une copie pour l’afficher dans la cuisine pour le jour où je me lancerais seule ! 
  • Des ingrédients et des recettes assez simples, sans trucs bizarres que tu ne trouverais pas au supermarché du coin (France et Suisse en tout cas). De notre côté, les recettes sont plus ou moins adaptées à notre façon de manger, sauf peut-être la grande quantité de viande parfois prévue par les menus.

Les moins :

  • Il est assez volumineux donc pas forcément ultra pratique à utiliser pendant la session de cuisine.
  • Les quantités sont prévues pour une famille de 4, 2 adultes et 2 adolescents, ce qui est forcément à adapter en fonction de son propre contexte. J’au reçu sur ce point beaucoup de retours et assez variés. Certaines les ont trouvées trop importantes (et donc avec trop de restes je suppose ?), d’autres, au contraire, un peu justes (même pour une plus petite famille que celle du bouquin). De mon côté, j’ai respecté les quantités indiquées, tablant sur le fait que cela me ferait des restes pour composer mes déjeuners en solo (je suis présentement en congés mat et je mange presque tous les jours à la maison) et/ou avec Erwann, sans avoir besoin d’acheter plus pendant mes courses hebdomadaires.
  • Le livre ne s’intéresse qu’à la partie « salée » des repas du soir : attention, pas de recettes de desserts. De notre côté, cela n’est pas tellement un problème car on mange pas de dessert élaboré le soir (un yaourt ou du fromage de temps à autre, très peu souvent des fruits mais très très souvent du chocolat 😝).
  • Les recettes sont quasiment toutes carnées pour des repas du soir. Depuis plusieurs mois, nous essayons de manger végétarien le soir. Déjà, on évite d’en donner à Erwann qui a déjà sa portion de protéines le midi et nous deux, parce qu’on préfère aller au lit le ventre léger (et ça se sent clairement sur la balance au bout de quelques mois : mon mari a perdu sans aucun effort 4/5 kilos depuis un an). Il faut donc quand même adapter un peu les recettes en supprimant carrément viandes et poissons des recettes ou en les remplaçant par des alternatives veggies (tofu par exemple).
  • Les instructions sont bien expliquées, claires et concises mais je ne suis pas très fan de leur mise en page. Elles sont toutes écrites sur le même niveau, avec seulement des numéros pour chaque étape. Il n’y a pas ni titre intermédiaire ni élément en gras, ce qui ne facilite pas forcément une lecture rapide (et tu es un peu speed quand tu batches cook). Un conseil : il vaut mieux lire/potasser toutes les instructions avant la séance pour être sûre d’avoir bien intégré les différentes étapes. Je n’aime pas trop annoté les bouquins mais là, cela pourrait être franchement utile !
  • L’argument zéro déchet mis en avant dans l’intro : ça paraît être un détail, mais moi ça m’a gêné. Si tu ne fais pas tes courses locales, vrac et petits commerçants du quartier (ce qui est absolument impossible dans mon cas sauf en faisant au moins 50 kilomètres de voiture et de passer 4h à faire tes courses) mais supermarché uniquement tout en faisant attention à minimiser aux maximum les emballages (ce qui est ici, chez les géants suisses Coop et Migros UNE MISSION QUASI IMPOSSIBLE – mais pourquoi emballer les fruits et légumes individuellement ???? POURQUOI ??) et que tu as déjà l’habitude de consommer beaucoup de légumes et très peu de produits transformés, le batch cooking génère tout autant de déchets que des semaines normales… En fait, cet argument donne faussement bonne conscience, je trouve. Mais ça, on est d’accord, ça, c’est encore un autre débat !

L’épreuve de la réalité ! 

Ma première expérience de batch cooking remonte maintenant à trois semaines, soit 4 dimanches où j’ai/aurais pu faire mon batch cooking. J’ai donc un certain recul pour vous faire parts de mes retours perso.

J’ai adapté l’expérience à mon contexte personnel : nous sommes à la maison, 2 adultes et un enfant de 20 mois. Je mange à la maison le midi tous les jours (sauf exception) et Erwann m’accompagne 2 deux fois par semaine (une seule fois le jour de l’expérience). J’ai également poursuivi l’expérience la semaine d’après en préparant le dimanche les repas de la semaine mais sans faire cette fois de compte-rendu. Je n’ai pas réussi à la faire les 3e et 4e dimanche.

1er dimanche – courses pour le menu 1 été – session de batch cooking

2e dimanche – courses pour le menu 4 été – session de batch cooking

3e dimanche – courses pour le menu 2 été – pas de session de batch cooking car invitation famille à la maison le dimanche midi

4e dimanche – courses pour le menu 3 été – pas de session de batch cooking car trop fatiguée

Pour la première semaine, je vous ai fait un retour jour à jour sur mes stories Instagram que voici (vous pouvez aussi les retrouver à la Une sur mon profil Instagram).

Préparation session 1

 Jour 1 à 5 de la première semaine

Voici mes retours en vrac pour toute cette période :

Timing indiqué dans le livre vs le timing effectivement mis. Lors de ma première session, je me suis lancée un peu comme ça, le dimanche matin, sans avoir préparé ma session cuisine avant. J’ai mis 1h30 de plus que le temps indiqué dans le bouquin… En deux fois…  Avec un enfant de 20 mois dans les pattes le matin, le four découvert dégueu qu’il a fallu laver avant de commencer,  la tonne de légumes à éplucher et mon corps pas forcément au top de sa forme physique en ce moment (la fin de grossesse et mes 12 kilos en plus), je me suis laissée complètement débordée par cette session et encore, je n’ai pas fait toutes les recettes ! J’ai tenu le coup car je voulais à tout prix finir mais le soir, j’étais tout simplement épuisée. Je n’ai pas pris un grand plaisir.

La 2e session s’est beaucoup mieux passée : plus courte avec beaucoup de moins de légumes à éplucher. J’ai zappé quelques trucs mais j’ai tenu le temps. J’ai surtout eu plus de plaisir à la cuisiner !

Le matériel et la place nécessaires. Notre cuisine est une grande pièce mais avec très peu d’espaces de préparation. J’ai pas mal de matos de cuisine (pour la cuisson, pour la conservation) mais sûrement pas encore assez. Je n’ai surtout rien pour gagner plus de temps à couper les légumes à part un économe, un couteau et une planche. Si je devais continuer dans cette démarche, c’est peut-être là-dedans que j’investirais. Car j’ai vraiment trouvé que c’était la partie la plus pénible surtout pendant la 1e session. Et pour la 2e session, j’ai surtout fait la vaisselle au fur et à mesure (et pensé à avoir un lave-vaisselle vidé et prêt à accueillir les ustensiles sales au fur et à mesure) pour ne pas me laisser complètement débordée par une montagne de trucs à laver en fin de session. Car là, c’est juste le coup de grâce ! En conclusion sur ce point : je me suis sentie un peu à l’étroit dans ma cuisine et dans mes accessoires pour ces sessions de cuisine intensives. Je ne l’aurais probablement pas tenté dans ma mini cuisine parisienne…

Les quantités, les recettes, le suivi des menus de la semaine. Sur les 2 semaines où j’ai « vraiment » fait les sessions de batch cooking, j’ai constaté que les quantités étaient en fait assez variables en fonction de recettes. Par exemple, dans le menu 1, tu te retrouves avec une tonne et demi de ratatouille que tu traînes toute la semaine, tandis que la quiche et le cake du menu 4 ont été engloutis en un soir chacun. Bon, là, c’est sûrement dû au succès de ces dernières auprès de mes hommes ! Du coup, je me suis retrouvée sans restes pour le lendemain midi, comme je l’escomptais.

Au fur et à mesure, heu en fait très vite, je n’ai pas hésité à prendre des libertés avec les recettes et les menus proposés. J’ai inversé certains soirs, zappé des entrées, mangé le midi des trucs prévus pour le soir, retirer la majorité de la viande des recettes… Pour s’adapter à notre vie de famille et notre façon de manger mais aussi aux invitations de dernière minute. A vrai dire, je me suis éloignée du bouquin au fur et à mesure pour revenir peu à peu à nos anciennes habitudes… Chassez le naturel, qui disaient, hein.

Et les semaines qui ont suivis les sessions de batch cooking ? Pour moi, c’est LE point fort de cette démarche. La promesse de se simplifier la vie au cours de la semaine est vraiment tenue. La préparation et le rangement des différents repas est limité au strict minimum (jamais plus de 10 minutes, vaisselle inclue). Tu ne te prends pas la tête pour savoir ce que tu vas manger. Un gain de temps et de charge mentale énormes ! Forcément, les semaines où tu n’a pas fait ton cooking batching pour X ou Y raisons, tu le regrettes amèrement.

Et la réaction de l’enfant ? Erwann, 20 mois, est un très bon mangeur et mange comme nous. Il a apprécié une grande partie des repas, sauf la ratatouille (il boude les courgettes et les aubergines). Donc quand tu en a trois tonnes en début de semaine, tu galères un peu toute la semaine ! C’est pour cette raison que j’avais acheté des légumes back up pour la 2e semaine d’expérience mais au final, il a tellement aimé les recettes de la 2e semaine que je les ai finalement cuisinés pour les repas du weekend d’après. Impossible de savoir à l’avance ce qui va lui plaire ou non… Et ça, c’est quand même un peu embêtant !

Caler ta session batch cooking dans ton weekend. Clairement, la faille du système, elle est là. La plus grande difficulté que j’ai rencontrée dans cette démarche, c’est de caser la session batch cooking dans le week-end… La 1e fois, je l’ai faite avec Erwann réveillé et tournant autour de moi. Ce n’était vraiment pas l’idéal. La 2e, c’était pendant sa sieste de l’après-midi mais c’est habituellement un moment où j’essaie aussi de me reposer. Plus tard, quand le bébé sera là, ce sera probablement différent. La 3e session, je ne l’ai pas faite car nous avons reçu de la famille le dimanche midi et je n’ai pas eu le courage de m’y mettre ensuite. La 4e fois, j’étais tout simplement épuisée et je ne me voyais pas rester debout 2h de suite à m’agiter dans tous les sens. La solution serait de la faire à un autre moment dans la semaine : il faudrait pour cela que je m’organise différemment. Mais pour le moment, les jours où Erwann n’est pas là (3 jours par semaine), j’en profite pour travailler, caler mes divers rendez-vous, avancer sur mes projets. Je le compte encore comme un temps de travail et non comme un temps consacré à la vie de famille… Mais cela va changer très bientôt, même si je devrais probablement reprendre le travail assez rapidement après la naissance de notre 2e.

En plus, je trouve difficile d’articuler la session cuisine pour la semaine suivante avec la préparation des repas du week-end où toute la famille est présente. A la maison, je prépare la plupart des repas (mon mari fait beaucoup d’autres choses notamment les desserts et les goûters !) et j’avoue que je trouve difficile de se remettre à une session de cuisine intense quand tu viens de finir de manger… L’idéal serait peut-être de la faire le samedi ou le dimanche matins mais Erwann est encore petit et toujours dans nos pattes. A moins que l’un d’entre nous le sorte pendant suffisamment longtemps pendant que l’autre prépare, mais c’est un peu dommage car les week-ends sont justement les moments où l’on aime rester tous les 3. En plus, on apprécie spécialement de traîner les matins du week-end plutôt que de s’activer dès l’aube… Bref, pas simple de caser une « contrainte » pendant ce moment de famille très cocooning.

Budget. Pas d’économies énormes de notre côté car nous vivons en Suisse où la nourriture coûte beaucoup (beaucoup) plus chère qu’en France. Encore plus si tu manges quasiment exclusivement bio ! Il faudrait voir à long terme, une expérience de juste 2 semaines ne me paraissant pas assez révélatrice…

En conclusion de cette première expérience

La démarche est vraiment intéressante et le livre, un vrai soutien pour se lancer.

En revanche, dans ma situation, le moment (fin de grossesse fatiguante) n’était pas forcément le plus opportun pour installer cette nouvelle façon de cuisiner à long terme.

Dans très peu de temps, notre rythme va être à nouveau chamboulé avec l’arrivée du 2e et je sais d’avance qu’il va falloir attendre quelques semaines avant de retrouver un rythme plus fluide à 4 pour la vie quotidienne, les repas, etc. Dans les prochains temps, il va être compliqué de caler un vrai rythme, d’autant plus que je fatigue de plus en plus. Mon mari va reprendre la partie courses et acheter des choses pratiques à manger (des stocks de pâtes, de pesto, de sauce tomates et de gruyère râpé) pour ces quelques semaine plus complexes. De mon côté, je vais essayer d’ici la naissance de préparer et congeler des petits plats.

Mais si vous, vous êtes dans une configuration plus « stable » que la mienne, n’hésitez pas à vous lancer ! Car c’est indéniablement une méthode qui permet de se simplifier la vie. 

D’autres ressources sur le batch cooking 


J’arrive au terme de ce très long article (un des plus longs jamais écrit ici !) et j’espère que ce retour exhaustif aura répondu à toutes vos questions sur le batch cooking . Si vous en avez d’autres ou que j’ai oublié un truc, n’hésitez pas à me les poser en commentaires !

A très vite,

Des bises

Emilie

Article précédent Article suivant

7 Commentaires

  • Répondre Liseli 10 septembre 2018 à 11 h 52 min

    Merci pour le retour, très intéressant. La taille du bouquin est par contre moyennement engageante.
    Concernant les courses, il n’y a pas de marché dans ton village? Pas mal de producteurs « pas bio » ne le sont pas juste parce que ça coûte trop cher d’être labellisé… ça vaut la peine de demander les pratiques agricoles même si rien n’est indiqué.
    Je suis totallement d’accord avec toi sur ton coup de gueule concernant les fruits et légumes chez Coop et Migros mais bon, si tu manges bio, c’est même combat en France dans les supermarchés!
    Sinon, tu as été initiée à Betty Bossi? Je n’ai pas testé leur nouveau livre « simple et rapide » mais « la cuisine rapide » trouvable très facilement en magasin de seconde main est top pour avoir des menus efficaces. Le livre est petit, il y a pas mal de recettes végétariennes ou « végétarianisables », plein de trucs pour gagner du temps… et toute une section pour accomoder les restes/faire deux repas d’une seule préparation. Bon, par contre, il n’y a pas d’intertitres 😉

  • Répondre Anne-Laure 7 septembre 2018 à 21 h 32 min

    Merci aussi pour ce retour.
    Moi aussi j’ai commencé à tester ce livre. C’est ma troisième semaine.
    Mon « contexte » à moi est un peu différent : en ce moment, je ne cuisine que pour moi la semaine. Je travaille 1 samedi sur 2 et je refuse de faire les courses le dimanche.
    J’avais dans l’idée de simplement diviser toutes les quantités par 2 pour pouvoir emmener la 2ème portion au boulot le midi (et arrêter de manger des sandwichs ou au restau) mais c’est moins simple qu’il n’y paraît : certaines recettes sont difficiles à diviser en deux sous peine de se retrouver avec une 1/2 pâte feuilletée par exemple. Il me faut donc repérer les quantités qui se rapportent à chaque recette pour faire mes courses. Je confirme que la mise en page ne simplifie pas la lecture et la compréhension pour ce genre de choses. C’est la même chose pour remplacer un plat par un autre (ce que j’ai, du coup, évité de faire).
    Le concept de zéro déchet trouve son sens à mes yeux d’une autre manière : quand on fait les menus pour 4 on ne se retrouve pas avec 1/2 boule de mozza ou 1/2 concombre ou 1/2 botte d’aneth dans le frigo à la fin de la semaine. Tout ce qui est périssable et s’achète (en France) de manière indivisible (la ricotta, les herbes…) est utilisé intégralement dans les différentes recettes de la semaine sans finir à moitié entamé et périmé.
    Pour le reste je partage le bilan. C’est efficace, mais il faut trouver le bon moment. J’ai essayé un soir de semaine, mais clairement, je me suis un peu embrouillée (là aussi l’absence de titres..) : il aurait fallu que je sois un peu plus concentrée et attentive quand j’avais surtout envie d’en finir.
    Par contre quand tout est prêt : c’est nickel. Je mange mieux.
    Mes courses, une fois identifiées les quantités réelles, sont rapides à faire (fini de errer dans les rayons à la recherche de l’inspiration !). La préparation des repas au jour le jour est facile et rapide.
    Et on garde quoi qu’il arrive la liberté de recomposer les menus ou de les manger dans l’ordre qu’on veut.
    (Je crois que même la première semaine je n’ai pas mangé les repas dans l’ordre prévu !)
    Le seul bémol que je rajouterai concerne la gestion des divisions : on prépare souvent tous les légumes au début et on les utilise au fur et mesure : 1/4 par ci (en cubes) 1/4 par là (en lamelles), 1/3 du restant… voire on les redivise ensuite…. Moi, j’ai un peu de mal et je recalcule 12 fois, ça finit un peu par m’agacer (je jure que je ne suis pas complètement réfractaire aux maths !)
    Ca donne bien envie de prendre son autonomie et de créer soi même ses propres menus. Un jour. Quand j’aurais le temps !!

  • Répondre Elsa 6 septembre 2018 à 21 h 08 min

    Super retour, très intéressant. J’ai feuilleté cet ouvrage mais j’ai l’impression qu’il est très directif dans les explications des recettes, pas sûr que cela me convienne. Depuis un an, je prévois le dimanche soir les dîners de la semaine ainsi que le déjeuner du mercredi + éventuellement les repas du WE (pour une famille de 5 personnes). Je prépare la liste des courses en même temps et je vais les faire le lendemain. Je n’étais pas emballée par l’idée d’une telle organisation, mais franchement, c’est un vrai gain de temps et d’allègement de la charge mentale. Même si je ne suis pas à la lettre mon menu, j’ai toujours de quoi préparer un repas et ne suis pas obligée de refaire des courses : énorme point positif. Je fais des recettes simples, réalisables en une vingtaine de minutes.

  • Répondre Maviadie 6 septembre 2018 à 18 h 20 min

    J’attendais ton retour sur ce livre avec intérêt. J’ai 2 jeunes enfants avec des activités scolaires et extra-scolaires assez nombreuses, donc j’ai besoin d’organiser mes repas et de les préparer en avance. Mon objectif est relativement similaire, envie d’éviter le casse-tête récurrent « on mange quoi ce soir », mais sans pour autant sacrifier les week-ends. J’avais également envie de faire des économies (oui la Suisse, c’est cher…et pas seulement pour la nourriture…oups je m’égare). J’aime la méthode, mais les recettes ne seront pas pour moi. Allergique aux produits laitiers et intolérante au lactose, s’il faut adapter les produits ou les modifier, c’est une étape supplémentaire, pas sûre d’avoir envie de passer du temps là-dessus. Je vais lire d’autres articles à ce sujet, et essayer d’appliquer la méthode qui me paraît néanmoins très intéressante. (mais pas de cuisine le dimanche 😉 )

  • Répondre Gwendaëlle 6 septembre 2018 à 17 h 59 min

    Un très grand merci pour Émilie pour ton retour. Je pense que je vais continuer avec mon cook expert de magimix qui est top. Par contre, il faut que je prenne l’habitude d’établir les menus à l’avance. Bon courage pour les dernières semaines de ta grossesse.

  • Répondre Dame Titine /Atelier de Titine 6 septembre 2018 à 17 h 57 min

    Merci pour ce retour détaillé.
    J’ai vu hier chez mon libraire un livre sur le même sujet aux éditions marabout.
    Je pense que je vais essayer de trouver des ressources sur le web pour me lancer car ça allégerait un de mes gros soucis de charge mentale.

  • Répondre EloCcc 6 septembre 2018 à 16 h 25 min

    Merci Emilie pour ce retour. Je n’ai fait qu’une session pour l’imstant (Menu été 1) et je partage déjà la plupart de tes conclusions !
    Bon courage pour les dernières semaines de grossesse !

  • Me laisser un petit mot

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.